Le revenu de transition écologique (RTE) 

Alors que la crise écologique continue et que ses impacts sociaux augmentent, la question de la justice climatique devient de plus en plus importante. 

Le revenu de transition écologique (RTE) semble apparaître comme une solution miracle afin d’allier transition écologique et justice sociale à l’échelle locale. 

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Qu’est ce que le revenu de transition écologique (RTE) ? 

Le RTE est un dispositif, inventé par Sophie Swaton, chercheuse en philosophie et en économie, qui est à la fois :

  • un revenu pour les personnes travaillant ou souhaitant travailler dans la transition écologique ; 
  • un système d’entraide pour favoriser l’émergence de projets de transition écologique. 

Le RTE a comme objectifs de :    

  • Renforcer l’autonomie des individus ;
  • Favoriser l’insertion sociale locale ;  
  • Favoriser la formation des individus ;  
  • Favoriser la sensibilisation à la transition écologique ;  
  • Accélérer la transition écologique d’un territoire ;  
  • Valoriser l’économie sociale et circulaire locale.  

Nous comptons aujourd’hui en France 9 projets qui mettent en place le RTE, aussi bien à Marseille, Strasbourg, Dunkerque, dans le pays d’Auge, etc. 

Comment fonctionne le RTE ? 

Pour mettre en place le RTE, il faut créer une Coopérative de Transition Écologique (CTE) qui regroupe l’ensemble des acteur·ices et favorise la coopération. Sur le papier, la CTE regroupe l’État, des collectivités territoriales, des associations et des institutions privées. 

C’est en s’inscrivant au sein de cette coopérative que les participant·es débloquent leur Revenu de transition écologique et que se met en place un réseau facilitant l’entraide. 

Un dispositif qui a de nombreux avantages 

Le RTE permet de soutenir la transition écologique dans des territoires tout en faisant en sorte qu’elle soit juste et non précarisante grâce au complément de revenu qu’elle permet d’avoir. Le complément de revenu varie en fonction des territoires qui le mettent en place. Celui-ci va de quelques centaines d’euros à quelques milliers d’euros. 

De plus, le CTE permet de créer un réseau d’acteur·ices engagé·es dans la transition écologique. Cela est particulièrement précieux dans le développement d’associations ou d’entreprises liées à ce domaine qui y trouvent un soutien financier mais aussi un soutien dans la construction de leur projet. 

Un dispositif qui a plusieurs angles morts 

Par son fonctionnement, le RTE ne permet pas de toucher l’ensemble des personnes s’engageant dans la transition écologique. En effet, la possibilité de créer son entreprise ou son association est socialement située dans la société. 

De même, le RTE ne concerne que les structures inscrites au sein du CTE. Cependant, la question se pose de l’équité territoriale ainsi que celle de la gouvernance de ces structures : qui décide qu’un projet entre ou non au sein d’un CTE ? Quelle est la taille territoriale d’un CTE ? Qu’est ce qu‘un projet en lien avec la transition écologique ? 

Le RTE laisse donc de côté l’ensemble des structures qui ne sont pas au sein des CTE. 

Au final, le RTE, sous sa forme actuelle, n’est-il pas un énième dispositif, coûteux en temps et en énergie, alors même que les collectivités pourrait piloter un dispositif à l’échelle de tout leur territoire ?